QUI EST DENIS MARQUET ?

Ou

NE CROYEZ RIEN DE CE QU’ON VOUS RACONTE

« Vie : ensemble des forces qui résistent à la tentation du récit. »    Tariq Demens

 

Version Gloire

Denis Marquet est né le 9 février 1964 à Chalon sur Saône. Il vit à Lyon de 3 ans à 19 ans.

Après un baccalauréat réussi brillamment, il effectue une classe préparatoire au lycée du Parc puis au lycée Louis le Grand à Paris (spécialité Lettres Classiques), où il est surnommé « le roi de la dissert’ », avant d’intégrer en 1984 la très prestigieuse École Normale Supérieure, en obtenant la meilleure note à l’écrit de philosophie. C’est dans cette matière qu’il décroche un DEA avec mention Très Bien en 1986, et l’agrégation en 1987. Il enseigne ensuite à l’Université de Paris XII et à l’Institut des Études Politiques de Paris (Sciences Po).

Mais, poussé par une fidélité parfaite à son âme rebelle, mû par une sainte colère contre un monde social dominé par le mensonge, il renonce à passer un doctorat et quitte la brillante carrière universitaire qui s’offrait à lui pour se consacrer à sa passion de la musique. Il joue dans divers groupes de rock, écrit des chansons et compose des musiques de films.

Parallèlement, il se livre à un travail approfondi sur lui-même à base de psychanalyse, de psychothérapie et de différents outils de développement personnel. En 1996, il reçoit l’inspiration de marier les pratiques thérapeutiques contemporaines et le questionnement philosophique d’inspiration socratique. L’année suivante, il crée un cabinet de philosophe-thérapeute.

Ce métier, qu’il invente, lui permet de pratiquer la philosophie comme il l’aime et la conçoit : non une démarche abstraite et intellectuelle mais une véritable thérapie existentielle, un questionnement vivant avec des personnes en quête du sens de leur vie dont, à la manière de Socrate, il les aide à accoucher. En même temps, il collabore régulièrement avec Psychologies magazine et Nouvelles Clés, donne des conférences et… écrit Colère.

Paru en 2001 chez Albin Michel, ce roman exceptionnel, le premier thriller écolo- philosophique, dont on a pu dire à la fois qu’il créait un genre et en donnait le dernier mot, est un best-seller. Mais, toujours soucieux d’intégrité, Denis Marquet refuse de se laisser transformer en produit marketing et, au grand dam de son éditeur qui voit en lui une nouvelle vache à lait, il choisit la qualité littéraire au détriment de l’esprit mercantile. Son deuxième roman, Père, ouvrage à l’écriture précise, sensible et intimiste, le consacre comme un de ces rares écrivains qui savent marier les exigences d’une pensée originale et profonde aux foisonnements d’une écriture charnelle à la riche palette sensorielle. Son troisième ouvrage, La planète des Fous, texte unique, à la fois poétique, épique, philosophique et visionnaire, achève de faire de Denis Marquet un auteur inclassable. Il publiera ensuite (en collaboration avec Élisabeth Barrière) une épopée métaphysique, Mortelle Éternité, qui révolutionne le genre du polar en le situant aux confins du surnaturel et de la science-fiction.

En 2010, Denis Marquet publie son premier essai philosophique, Éléments de philosophie angélique, panorama introductif d’une œuvre théorique à laquelle il compte consacrer désormais une partie importante de son temps. Celle-ci, articulée autour de la question : « qu’est-ce que devenir humain ? », a pour vocation de transformer radicalement l’horizon de sens dans lequel l’être humain pense sa vie et son Histoire, et de tracer la voie d’une nouvelle forme de sagesse.

En 2012 sort Nos enfants sont des merveilles, ouvrage qui révolutionne les relations parents- enfants en proposant une éducation centrée sur l’être unique qu’est l’enfant, où la place de l’autorité est entièrement réévaluée de manière à résoudre les grandes impasses contemporaines de la transmission.

Son prochain roman, Le testament du Roc, qui paraitra en 2015, revisite avec la profondeur d’un point de vue mystique et l’art haletant du conteur l’histoire du Christ de manière à questionner radicalement les fondements même de notre civilisation.

Denis Marquet se partage entre l’écriture et l’accompagnement de personnes en quête d’accomplissement spirituel et humain auxquelles il apporte, par son savoir-faire autant que son savoir-être, une aide précieuse.

Une vie si réussie n’empêche pas Denis Marquet de se montrer d’une telle humilité qu’il n’hésite pas en donner ci-après une « version Lose » admirable d’auto-dérision.

Version Lose

Après une enfance et une adolescence où il éprouve les plus grandes difficultés à se faire des amis et compense ses nombreuses frustrations en mangeant du chocolat au lait, Denis Marquet se laisse embarquer dans des études qui valorisent son image mais ne l’épanouissent en rien. Admissible par accident au concours de l’École Normale Supérieure en 1983, il se montre ridicule à l’oral, ce qui ne l’empêche pas de retenter sa chance l’année suivante. Viré du Lycée Louis le Grand pour défaut d’assiduité, il est reçu au concours de la rue d’Ulm contre toute attente. En 1987, dernier admissible, il manque de peu de rater l’agrégation de philosophie. C’est alors que, mû par une conduite d’échec qui connaîtra bien d’autres manifestations au cours d’une trajectoire chaotique, il détruit une première fois ce qu’il avait eu tant de peine à construire. En proie à la lubie de devenir une star de rock, il renonce à passer un doctorat et fait beaucoup de bruit dans divers groupes qui, eux, n’en font aucun. Il compose pour des étudiants en cinéma qui ne perceront pas et collabore avec des losers et / ou des profiteurs. À 31 ans, la désillusion est complète : Denis Marquet, ayant échoué dans toutes ses entreprises, doit constater qu’il n’a rien fait de sa vie. Il reprend piteusement un poste de professeur de philosophie à mi-temps dans un lycée mais, ne se sentant là non plus pas à sa place, il y déprime. Il entame une psychanalyse mais l’interrompt lorsque son analyste, qui ronfle durant les séances, lui signifie que c’est son inconscient qui use de stratégies pour l’endormir. Dès lors, il consomme un certain nombre de thérapeutes de diverses obédiences, ce qui finit, à défaut de le faire aller mieux, par lui donner une nouvelle idée d’orientation professionnelle.

En effet, n’étant constant que dans l’instabilité, il change de nouveau son fusil d’épaule et crée un « cabinet de philosophie », sorte de mixture indécise entre un travail de psychothérapeute, dont il n’a pas la formation, et un enseignement de philosophie appliquée au quotidien le plus banal. Symptôme d’une civilisation en crise, son activité lui permet enfin de gagner sa vie. Parallèlement, il écrit péniblement un gros roman qui plagie maladroitement les maîtres américains du thriller dans le but de délivrer un message d’une spiritualité douteuse. Paru en 2001, Colère connaît un certain succès, qui reste pourtant très en deçà des attentes de son auteur, lequel espérait en toute humilité un best-seller mondial. Hypnotisé par le montant de ses premiers droits d’auteurs, lassé d’écouter autrui pour une somme qu’il juge insuffisante, Denis Marquet met progressivement en veilleuse son activité de thérapeute pour se consacrer à l’écriture. Mais, sa mégalomanie se reportant alors sur le fantasme d’être un grand écrivain, il détruit ses chances de se bâtir une carrière d’auteur facile en rédigeant un livre autobiographique sur la paternité qui réunit peu de lecteurs, puis un petit roman que l’excès d’ambition rend illisible et qui en rassemble encore moins. Soucieux de gagner de l’argent en se rabattant sur un filon commercial, il coécrit un polar sans autre ambition que mercantile, lequel se vend peu.

Suivent deux essais qui ont pour but de révolutionner la pensée de l’humanisme et celle de l’éducation, accueillis par une indifférence générale à peine émaillée par le sporadique enthousiasme de quelques marginaux.

Son dernier roman, qui n’est pas encore paru, raconte la vie de Jésus, symptôme que même l’imagination est aujourd’hui en berne chez cet auteur fraichement quinquagénaire, et qu’elle ne lui sert plus guère qu’à inventer de son existence une « version Gloire » qui serait risible si elle n’était pathétique.

La Vérité

Quand je ne me la raconte pas, qu’est-ce que la vie est belle !